Tisserand
Forme du Tisserand
Quatrains ABBA avec miroir lexical. Le premier vers introduit une structure "M de A, M de B" que le troisième vers inverse en "M de B, M de A". Contrainte d'octosyllabes.
V₃ = "M de B, M de A"
Théorisation académique
Six architectures poétiques nouvelles, chacune fondée sur des principes mathématiques et des contraintes formelles rigoureuses. Ces formes enrichissent le répertoire des possibles poétiques, dans la lignée de l'Oulipo mais avec des innovations structurelles propres.
Forme du Tisserand
Quatrains ABBA avec miroir lexical. Le premier vers introduit une structure "M de A, M de B" que le troisième vers inverse en "M de B, M de A". Contrainte d'octosyllabes.
Forme Vortex
Mutation lexicale progressive. Chaque vers contient un mot dérivé sémantiquement du mot-clé du vers précédent. La chaîne peut être ouverte ou fermée (boucle).
Miroir Total
Structure en 2k+1 vers avec pivot central. Symétrie réflexive : chaque vers avant le pivot trouve son écho transformé après. Le pivot concentre l'essence du poème.
Forme Satellite
Noyau fixe récurrent + satellites variables. Le noyau M₀ revient à intervalles réguliers, encadrant des vers qui gravitent autour du thème central avec des variations.
Forme Maillon
Liaison lexicale séquentielle. Le dernier mot de chaque vers devient le premier mot du vers suivant, avec réinterprétation sémantique ou grammaticale.
Forme Reflétée
Structure tripartite dialectique. Trois strophes : motif-source (thèse), reflet inversé (antithèse), fusion-synthèse. Auto-similarité à plusieurs échelles.
« L'indifférence »
Le regard glisse sur la vitre
Vitre tremblante sous la pluie tiède
Tiède la main qui ne se tend plus
Plus rien ne marque les jours ternes
Ternes les voix qu'on croise sans entendre
Entendre devient une habitude sourde
Sourde est la peur de ne rien briser
Briser suppose qu'on voulait retenir
Retenir ? Même l'absence s'évapore
S'évapore tout ce qu'on voulait toucher
Toucher n'est plus qu'un geste vide
Vide au creux d'un monde qui s'efface
S'efface, enfin ce qu'on ne veut pas voir.
« Vide »
Vide, la pluie sur la vitre demeure.
Vide, la main s'oublie dans la paume.
Vide, la voix se dilue sans écho.
Vide, le temps bat mais ne compte plus.
Vide, la ville efface ses réverbères.
Vide, l'aube renonce à toute promesse.
Vide, l'amour se vide jusqu'à plus rien.
Vide, le souffle s'effrite en poussière.
Vide, le sang rêve d'immobilité.
Vide, la mémoire se replie sur du blanc.
Vide, le cœur se tait et puis c'est tout.
Vide.
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